Archive for avril, 2010

Dans la presse, dans les blogs

Nicolas Jounin était interviewé récemment dans le journal L’Alsace : « Rendre visibles les travailleurs immigrés, ou les immigrés comme travailleurs ». Il l’a aussi été sur une radio allemande :

Der Soziologe Nicolas Jounin hat sich für seine Doktorarbeit als Arbeiter auf dem Bau anstellen lassen. Er weiß, dass gerade in dieser Branche viele Firmen dank der willigen Kräfte aus dem Ausland Sozialdumping betreiben können.
« Manche Firmen greifen seit Jahren auf illegale Arbeiter zurück und sind jetzt dem Druck der Regierung ausgesetzt, die Jagd auf Ausländer ohne Aufenthaltspapiere macht. Nur Ausländer sind bereit und fähig, so harte Arbeit für wenig Geld dauerhaft auszuüben. Über die Jahre hinweg haben sie Kompetenzen erlangt, auf die die Arbeitgeber nicht verzichten können. »
sourceécouter

Camille Peugny était interviewé dans un média danois spécialisé dans l’étude du marché du travail : Ugebreveta4 :

DEN SOCIALE ULYKKE ER LANGT STØRRE END VI TROR
Frygten for at falde igennem samfundets sikkerhedsnet og klassefald er vokset voldsomt i Frakrig de senere år. Med god grund, mener sociologen Camille Peugny. For flere og flere oplever i disse år en betydelig social, økonomisk og jobmæssig forringelse af hverdagen. Og det er et fænomen, der påvirker måden hele samfundet fungerer på, vurderer han.

Un compte-rendu de l’ouvrage co-dirigé par Claudette Lafaye, Compétences critiques et sens de la justice a été publié sur La vie des Idées.
L’asile aux fous, dirigé par Jean-François Laé (et Ph. Artières) a été lu sur HistoryPsychiatry et H-madness.

Fabien Truong, qui sera PRAG de sociologie dès septembre, a écrit un article pour la revue Socio-Logos : Enseigner Pierre Bourdieu dans le 9-3 : ce que parler veut dire

Hôtels meublés : Claire Lévy-Vroelant sur France3

Claire Lévy-Vroelant, professeure de sociologie à l’université Paris 8, était interviewée sur France 3 samedi 17 avril 2010, dans le cadre d’un reportage sur les hôtels meublés parisiens :

« Les hôtels meublés sont à nouveau au centre de l’attention: il y a cinq ans, l’hôtel Opéra brûlait, entrainant la mort de plus de tente personnes, dont de nombreux enfants.
(voir l’article de Lorraine Rossignol, « vivre dans 6 m2 », le Monde daté du 14 avril 2010).
Depuis, la mairie de Paris a décidé de mettre en place un plan de « remise à niveau » des hôtels. Si quelques hôteliers ont signé, le conventionnement est difficilement envisageable pour la très grande majorité: désaccords sur les travaux, voire contentieux avec le propriétaire des murs; manque de crédit pour avancer l’argent; réticences à accepter des loyers plafonnés; habitude de choisir la clientèle et non de la recevoir via les services sociaux constituent des obstacles de taille. Les hôtels n’en finissent pas de végéter alors que leur fonction a été et demeure cruciale pour l’accueil de personnes en rupture, en mobilité, sans compter les migrants âgés qui y ont leurs habitudes. Dans la ville mondialisée, l’hôtel est aussi un « lieu de culture »: athmosphère athmosphère…
Sur un tout autre registre et du fait d’une crise du logement structurelle, le placement à l’hôtel sur la longue durée est la seule réponse donnée à des familles sans logement. Si ces familles, généralement africaines, se retrouvent à l’hôtel, c’est parce qu’elles ne sont acceptées nulle part ailleurs. Constat tragique qui amène à s’interroger sur le pilotage de la production de logements. Accuser des hôteliers d’être des marchands de sommeil est un point de vue un peu court: d’une part, la plupart d’entre eux tentent d’exercer correctement un métier difficile et usant; ensuite, la crise de l’offre de logements abordables est une véritable aubaine pour des propriétaires de tout poil sans vergogne (voir le témoignage de Claude Dilan, maire de Clichy-sous-bois, dans le Monde daté du 11 Avril 2010).

Pour en savoir plus: Claire Lévy-Vroelant, Alain Faure, Une chambre en ville. Garnis et hôtels meublés à Paris, 1880-1990, Créaphis, 2007.

Huitième stage de terrain (2009-2010-n°3)

Stage de terrain à Noirmoutier

Le troisième et dernier stage de terrain de l’année universitaire 2009 / 2010, organisé dans le cadre de la demi-mineure “Pratique d’enquête??? (version stage intensif d’une semaine hors de l’Île de France) et encadré par Barbara Casciarri, Claudette Lafaye et Michel Samuel, s’est déroulé sur l’île de Noirmoutier (Vendée) du 6 au 13 février 2010.

Les étudiants, individuellement ou par groupes de deux, avaient prélablement choisi les thèmes d’enquête suivants :
– L’intégration des normes environnementales dans l’exploitation dans les milieux naturels : la perspective des exploitants,
– France-Turbot : plan de licenciement, une reconfiguration des liens entreprise-salariés,
– La réserve naturelle des marais de Mullembourg : cohabitation des espèces protégées avec les autres usagers de la réserve,
– Les controverses autour de l’urbanisation de la commune de Noirmoutier en l’ile : le cas d’une association de propriétaires,
– Histoire des représentations et représentation de l’histoire,
– Les effets de la crise halieutique sur le statut socioprofessionnel des femmes de marins-pêcheurs.

Voici quelques photos illustrant le déroulement du stage :

Les étudiants découvrent les plages de Noirmoutier

Toujours à la découverte de l’île : le bois de la Chaise

Un ostréiculteur explique son travail à Maarja

David prépare ses observations et leur enregistrement

Claudette réexplique par téléphone à une informatrice l’objectif d’un rendez-vous pris par Elsa

Un saunier présente son marais salant à Anne-Thérèse, Barbara et Maarja

Mélanie devant le port de pêche de l’Herbaudière

 

Retrouvez (en cliquant) les archives des stages de terrain organisés par le département de sociologie de l’université Paris 8.