{"id":305,"date":"2007-10-08T14:30:41","date_gmt":"2007-10-08T12:30:41","guid":{"rendered":"?p=305"},"modified":"2007-10-08T14:30:41","modified_gmt":"2007-10-08T12:30:41","slug":"les-garnis-parisiens","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sociologie.univ-paris8.fr\/?p=305","title":{"rendered":"Les garnis parisiens"},"content":{"rendered":"<p>Le quotidien <i>L&rsquo;Humanit\u00e9<\/i> consacre un article au livre de Claire L\u00e9vy-Vroelant et Alain Faure :<\/p>\n<blockquote><p>\n\u00cele-de-france<br \/>\nLes garnis parisiens<br \/>\n<i>L&rsquo;Humanit\u00e9<\/i>, le 29 septembre 2007<\/p>\n<p><i>Une chambre en ville. H\u00f4tels meubl\u00e9s et garnis \u00e0 Paris 1860-1990<\/i>,d\u2019Alain Faure et de Claire L\u00e9vy-Vroelant. \u00c9ditions Creaphis, 436 pages, 32 euros.<\/p>\n<p>Les dramatiques incendies des h\u00f4tels meubl\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 2005 \u00e0 Paris, qui ont fait plusieurs victimes, ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 l\u2019existence d\u2019une forme d\u2019habitat populaire que l\u2019on croyait dissoute dans les mouvements in\u00e9luctables de la sp\u00e9culation immobili\u00e8re. L\u2019historien Alain Faure et la sociologue Claire L\u00e9vy-Vroelant ont entrepris l\u2019\u00e9tude minutieuse d\u2019une histoire complexe qui met en lumi\u00e8re une facette m\u00e9connue, ou du moins enfouie dans les m\u00e9moires, de ce Paris populaire qui a longtemps fait sa r\u00e9putation. \u00ab Les garnis ont repr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la fois une structure d\u2019accueil et un habitat de transition au sein d\u2019une population parisienne, elle-m\u00eame en constant renouvellement et en forte croissance. Autrement dit, ils ont accompagn\u00e9, voire, dans une certaine limite, permis le peuplement de Paris \u00bb, \u00e9crivent d\u2019embl\u00e9e les auteurs. Si le syst\u00e8me des garnis et des h\u00f4tels meubl\u00e9s a connu son apog\u00e9e jusque dans les ann\u00e9es trente, au moment de la grande crise, il n\u2019a jamais totalement disparu du paysage urbain. Sa fonction originelle, accueillir des ouvriers<\/p>\n<p>et des familles modestes, a en effet trouv\u00e9 un nouveau d\u00e9bouch\u00e9 apr\u00e8s-guerre avec l\u2019arriv\u00e9e massive de travailleurs migrants. Il y avait en 1880 pr\u00e8s de 10 000 logeurs de 200 000 personnes. Au tout d\u00e9but des ann\u00e9es trente, pr\u00e8s de 350 000 personnes, soit 11 % de la population parisienne, logeaient dans des h\u00f4tels meubl\u00e9s et des garnis. Longtemps synonyme de taudis et de logement insalubre, destructeur de la famille et de la morale, mis sous surveillance par la police qui y craignait les fauteurs de troubles, le nombre de garnis a r\u00e9gress\u00e9 apr\u00e8s les ann\u00e9es soixante, lors du d\u00e9veloppement du logement social en banlieue et de la sp\u00e9culation immobili\u00e8re. Mais dans<\/p>\n<p>la capitale ou dans ses communes riveraines (Saint-Ouen, Clichy, Saint-Denis, etc.) il n\u2019a jamais compl\u00e8tement disparu.<\/p>\n<p>La ville moderne abrite en effet dans ses recoins cet \u00ab infralogement \u00bb, sorte de bidonville en dur qu\u2019un promeneur attentif peut d\u00e9couvrir dans les rues parall\u00e8les aux grandes avenues des arrondissements du Nord-Est parisien. Les auteurs constatent certes un d\u00e9p\u00e9rissement du syst\u00e8me des garnis qu\u2019ils expliquent \u00ab dans l\u2019\u00e9puisement historique du genre de client\u00e8le qui en avait l\u2019usage aux temps de l\u2019urbanisation et de la r\u00e9volution industrielle : les travailleurs, hommes c\u00e9libataires, migrants de l\u2019int\u00e9rieur, qui venaient b\u00e2tir les villes. \u00bb Mais ils en concluent que \u00ab cet \u00e9tonnant secteur n\u2019a pas dit son dernier mot \u00bb. La p\u00e9nurie de logements et la marginalisation croissante d\u2019une cat\u00e9gorie de la population \u00ab recomposent le secteur \u00bb,<\/p>\n<p>il le fait rena\u00eetre sous d\u2019autres formes, par exemple les r\u00e9sidences sociales : \u00ab L\u2019\u00c9tat devient pourvoyeur d\u2019h\u00e9bergement. \u00bb Les pauvres restent au coeur de la ville. J. M.<\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le quotidien <i>L&rsquo;Humanit\u00e9<\/i> consacre un article au livre de Claire L\u00e9vy-Vroelant et Alain Faure, <i>Une Chambre en ville<\/i>.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-305","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actu-profs","category-2","description-off"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sociologie.univ-paris8.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/305","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sociologie.univ-paris8.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sociologie.univ-paris8.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sociologie.univ-paris8.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sociologie.univ-paris8.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=305"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/sociologie.univ-paris8.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/305\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sociologie.univ-paris8.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=305"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sociologie.univ-paris8.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=305"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sociologie.univ-paris8.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=305"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}